Je ne te vois pas, mais aussi fébrile est ma vue,
J’ai ouïe dire que tu es la, irréductible, indélébile.
Sans visage, ni texture, ni couleur,
Tu pleures dans mes ratures
Et tu t’élances dans les orages de mes silences.
Sans faire gaffe, tu t’assois au bord de mes rivières
Et tu agrafes mes paupières.
Dans un vacarme de paix,
Tu transformes mes larmes en refrains que l'on ose enfin chanter.
Parfois tu parles au rythme des battements de mon cœur
Et tu t’attardes dans l’hymne de mes peurs.
Est-ce le grincement d’un violon que j’entends au loin?
Est-ce les cordes d’une guitare que je ressens au creux des reins?
Parle-moi dans une note perchée pour me faire danser sans trop me ménager.
Parle-moi dans un timbre saccadé pour me faire vibrer
Parle-moi dans une octave grave pour me libérer de l’enfer de mes pensées.
Written by : Griyo